L’Oxford de Duns Scot           Traduction de Pierre Leyris


Citée tourée, cité branchue entre tes tours ;
Coucou-sonnante, embourdonnée, d’aloues-charmée, de freux-rouée, de rus-cernée ;
Le lys à l’épi tacheté dessous toi, en qui campagne et bourg
S’encontrèrent, dans leur conflit l’une par l’autre balancée.

 

Tu as un vil pourtour briqueux, là, qui sûrit
La nature voisine où ta grise splendeur
S’implante au mieux ; tumeur ingrate, tu marris
Le rural rural demeuré – gens, troupeaux, fleurs.

 

Pourtant, ah! de cet air que j’inhale et libère
Il a vécu, il a hanté ces eaux, ces herbes, ces pierres,
Lui qui mieux qu’homme au monde incline à la paix mes esprits.

 

Démêleur du réel le plus fin-grain ; sondeur
Inégalé, qu’à l’égaler Grèce prétende ou l’Italie -
Et qui France enflamma pour Marie sans péché.